« David et ses hommes continuèrent leur route »
David est affligé. Son propre fils se révolte contre lui. Le Roi déchu n’est qu’un homme en déroute. Il affronte les malédictions et les avanies de tel ou tel qui était jadis proche de lui. « Va-t’-en donc assassin, scélérat ! » Un officier du roi veut tuer ce contradicteur virulent. « A quoi bon, laisse-le me maudire, il parle et agit ainsi de la part du Seigneur ! Il me rappelle que je ne suis qu’un homme ».
Hauteur de vue, regard de foi qui conduit à supporter ses ennemis, à ne pas user de violence envers eux et même à les écouter pour comprendre leurs motivations, pour entendre une vérité dans leurs injure.
Ainsi va la vie. Il faut désarmer la violence par la paix du cœur, le pardon des offenses et l’écoute qui conduit vers l’humilité.
Beaucoup plus tard, au sujet de Jésus, Marc l’Evangéliste écrit dans son quinzième chapitre : « Les passants l’injuriaient » (v. 29), « ceux qui étaient crucifiés avec lui, l’insultaient » (v. 32).
Choisir d’aller jusqu’au bout de l’offrande par l’écoute et le pardon.
30 janvier 2012
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