« C’est toi, cet homme ! »
Heureux pécheur qui se trouve proche d’un prophète courageux qui :
Le chrétien-confessant est pécheur comme tout le monde. Il peut aussi être sordide comme David empêtré dans son aveuglement passionnel et les pièges de sa puissance. Heureux ce « pécheur-confessant » s’il a un ou une amie véritable qui vient le trouver et l’aide avec délicatesse à découvrir ses turpitudes La fraternité sauve le pécheur parce qu’il l’invite à sortir du mensonge, à faire en lui la vérité et à entrer dans un chemin de pénitence.
Nathan, quoique prophète et ami de Dieu, était certainement lui aussi un pécheur. Malgré ses propres péchés, il ose aller trouver David et dénoncer sa perversité de roi. En faisant cette humble démarche auprès d’un autre, il s’oblige lui-même à se convertir.
La Vérité est contagieuse : elle convie tous ceux et celles qui l’approchent par un bout ou par un autre.
Nathan avait aussi découvert que les perversités publiques de « son supérieur » demandaient à son subordonné de lui parler clairement. Autrement, il deviendrait complice par le silence.
Tout cela appelle à la pauvreté, à la loyauté, à la délicatesse fraternelle… C’est la grandeur de la communion.
28 janvier 2012
Article précédent
2 Samuel 11, 1-17
Article suivant
2 Samuel 16, 5-13