« David et son entourage pleurèrent sur Saül et sur son fils Jonathan parce qu’ils étaient tombés par l’épée »
Que David pleure son ami Jonathan qui vient d’être tué au combat me semble relever d’un chagrin normal et profond.Que David pleure Saül qui vient aussi de mourir sous les coups des ennemis me semble par contre relever de la hauteur spirituelle et du pardon qui vient du cœur.Le pardon a rendu Saül cher à David.David n’a pas de rancœur vis-à-vis de Saül qui pourtant voulait le tuer.La réconciliation de David n’est pas seulement superficielle, elle est affectueuse.Dans son pardon, il a engagé toutes les puissances de son être.Le pardon a changé sa relation et l’a sublimée.
La vie humaine est un tissu de pardons.Les déchirures ne sont pas de simples reprises, mais un nouveau tissu encore plus beau, plus solide, que le précédent.Le pardon n’est pas un oubli, mais une renaissance qui permet de reconnaître les qualités de l’offenseur.
Rendre grâce d’avoir été pardonné et de pardonner, c’est sans doute beaucoup plus qu’un armistice et qu’une cohabitation pacifique : c’est une communion.
En Christ, faire de sa vie un pardon : grâce suprême.
21 janvier 2012
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