1 Samuel 15, 16-23

« Le refus d’obéir est un crime, comme la consultation des idoles »

Obéir : écouter la voix en se mettant dessous.
Adhérer dans la foi.
Se laisser convaincre par des arguments reconnus justes et pertinents.
Se fier, faire confiance librement par amour.
Etre docile par humilité, écouter un reproche, entreprendre une action.
Se mettre sous la Parole pour rester simplement à sa place choisie en vérité.

Obéissance : une option spirituelle, choix d’alliance.
Un exercice de renoncement et de compromis.
Une reconnaissance que l’on n’a pas toutes les données pour collaborer à un bien commun et effectuer simplement ce que l’on peut faire de tout cœur aujourd’hui qui ouvre à demain.

A l’opposé : se mettre spirituellement à son compte, ne rien vouloir entendre, refuser par orgueil d’entrer dans un projet commun, se mettre dans l’éloignement, est une sorte de révolte, de défiance, de surdité spirituelle. Ne croire qu’en soi, n’en faire qu’à sa tête, revient à se « prendre pour Dieu » et « s’idolâtrer ». Ne consulter que soi avant de décider voisine à la « suffisance ».

L’obéissance n’est pas un esclavage, ni une dégradation de sa personnalité, ni une soumission aveugle à des prescriptions. L’obéissance consiste à accéder à sa juste place (plénitude de son être) pour accomplir pleinement ce que l’on sait faire pour le bien de tous.

Dans une communauté-confessante, à des titres différents et divers, chacun fait confiance aux autres et tend l’oreille à leur parole comme à un message qui demande réflexion profonde et éventuellement libre adhésion dans la Foi.

Contempler la vie de Jésus comme trente-trois ans d’obéissance.

Samuel

16 janvier 2012