« Puisque tu as demandé le discernement, l’art d’être attentif et de gouverner, je fais ce que tu as demandé »
Salomon sait ses limites mais il sait encore mieux que le Seigneur lui-même l’a fait Roi. De son Père David, il a hérité la fidélité, la justice et la rectitude du cœur. Mais il a bien conscience que, sans le don permanent de Dieu, il ne pourra pas assumer la charge dont il est investi malgré son jeune âge.
Plus on scrute les Ecritures, plus on découvre que ce ne sont pas les puissants qui sont choisis pour donner cohérence et dynamisme au peuple de Dieu, mais les « pauvre », les « petits », c’est-à-dire les simples, les humbles, les fidèles.
D’ailleurs, ce peuple de Dieu a bien compris depuis Jésus, lorsqu’il vit à Nazareth et encore plus lorsqu’il s’offre au Golgotha, que la puissance, c’est l’amour désarmé qui n’a pas besoin de légions d’anges pour tenir sa vraie place dans le monde.
Le peuple de Dieu n’habite, ni ne se retranche, dans un château-fort. Dieu est tout à la fois « communion-proposition » pour toutes les nations. Il n’est pas « en face », mais enfoui, au risque de se dissoudre. La fidélité, la justice, l’offrande, la rectitude, lui donnent de remplir sa mission parce qu’il les reçoit de Dieu pour qu’il les partage.
Le peuple de Dieu n’a rien en propre. Tout ce qu’il est et tout ce qu’il a, appartient à l’humanité entière de tous les temps. Il sait en dire la Source et chanter chaque jour le merci de l’humanité.
4 février 2012
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