1 Rois 11, 29-32

« Ahias, le prophète, déchira son manteau neuf, il se dépouilla pour faire un geste symbolique qui éclaire l’avenir »

Le prophète est un « pauvre ». Il n’a pas beaucoup de moyens à sa disposition pour faire les commissions de Dieu. Il est obligé de prendre sur son nécessaire. Il se dépouille.
Il ouvre l’avenir en faisant réfléchir son interlocuteur et en se compromettant lui même.
Il semble gaspiller. Il se situe à la limite du bon sens. Il déchiquette son manteau neuf comme Ahias.
L’important est de faire comprendre au peuple que se préparent des événements importants pour lui. Il faut qu’il assume la responsabilité qui est la sienne. S’il doit faire confiance à ceux et celles qui portent des charges, il n’a pas à s’en remettre à eux pour penser à sa place.

Les baptisés, peuple de Dieu, connaissent leur temps parce qu’ils le vivent tous les jours avec tous. Par leurs comportements, leurs réflexions, leurs paroles, leurs actions, ils ouvrent à la compréhension de l’avenir.

Ils rencontrent aussi sur leur chemin ordinaire ceux et celles qui ont des charges civiles ou ecclésiales. Ils ont à cœur de leur ouvrir les yeux. Ils sont par leur manière d’agir des aiguilleurs du Ciel. Parfois, une de leurs paroles explique le pourquoi fondamental de leur orientation.

Rois

10 février 2012