Osée 8, 7-13

« Ephraïm a multiplié les autels pour expier les péchés et ces autels ne servent qu’à pécher. Qu’ils retournent donc en Egypte ! »

Ephraïm, « pourtant le premier-né de Dieu », fait son propre malheur. Il s’entortille dans la religion qui le ligote et ravage son chemin de vérité vers Dieu. Il bâtit des autels, non pas pour l’offrande mais pour s’enfermer dans son péché. Il ne lit plus la loi, il ne se réfère qu’à lui, comme si Dieu n’existait pas. Il offre des sacrifices pour soi-disant plaire à Dieu, mais c’est en fait pour se goinfrer d’idolâtrie et s’en satisfaire…Dieu dans ce cas n’y prend, aucun plaisir !

 » Si c’est comme ça, dit Dieu, qu’ils retournent en Egypte ! Ils aiment la servitude? Et bien, qu’ils y vivent ! Moi, je n’y peux plus rien. Si le peuple refuse mon intimité, je le respecte. S’il bâtit sa vie sans moi, je suis désarmé et le laisse agir. J’aime mon peuple. C’est lui qui choisit ce qu’il veut faire pour organiser sa vie et entrer dans ma liberté ».

Dieu semble se décourager. Non ! Il est patient. Il continue d’aimer. Il laisse partir. Il attend et se tient prêt à accueillir dans la joie des retrouvailles.

Dieu aime trop pour imposer. Il reste prêt à favoriser liberté et libération si le peuple les désire.

Ainsi la vie humaine est tissée

Rien n’étonne Dieu. Tout ce qui vient de l’homme le trouve disponible à l’accueil.

Rien n’étonne Dieu. Il connaît l’homme « par cœur ».

Son amour sera toujours pardon et renaissance, s’il y a chez les humains qu’il chérit et respecte désir de le rencontrer et de s’aimer entre eux comme il les aime.

Les baptisés, peuple de prophètes, de prêtres et de rois, par leurs paroles et leurs actions, vivent et signifient inlassablement à l’entour ce message d’amour.

S’ils venaient à se lasser et à s’empêtrer dans les filets des faux dieux, ce serait grave mais non désespéré. Dieu est tellement réaliste et aimant qu’il fait toujours les premiers pas. Ainsi le Ressuscité vivant parmi les siens suscite toujours un sursaut.

Osée

10 juillet 2012