Osée 6, 1-6

« C’est lui qui nous guérira. Il pansera nos blessures »

Oui c’est entendu, Dieu nous guérit ! Avec nous, il triomphe du mal, il nous libère. Nous nous levons, nous marchons, nous voyons, nous entendons, nous allons… Nous reprenons à plein l’initiative. Nous  retrouvons une liberté renouvelée et peut-être encore plus épanouie après la guérison. Tout cela beaucoup l’ont expérimenté.

Mais beaucoup ignorent que Dieu « panse » aussi nos blessures. Nous ne sommes que des humains-corporels inscrits dans le temps, la fragilité, la déchirure. Les écorchures font partie des risques de notre humanité-corporelle, c’est-à-dire notre personne dans sa totalité.

Les blessures de la vie, qu’elles soient psychiques, physiques, affectives, sociales, spirituelles, nous font souffrir dans tout notre être humain-corporel. Dieu nous aime chacun « personne-humaine-corporelle ». Il panse nos blessures. Rien de ce qui nous arrive le laisse indifférent. il prend soin de nous « humains-corporels ».

Pour lui, panser nos blessures, c’est mettre au cœur de chacun la « force » de prendre soin les uns des autres pour panser les blessures inévitables du risque humain. Dieu délègue chacun et tous pour soigner.  Sans soin, pas de vie humaine durable ! Pour un humain, naître ne suffit pas. Chacun ne devient adulte accompli et épanoui que si d’autres prennent soin de lui et ainsi sa vie durant..

Quelques-uns choisissent de « gagner leur vie » en devenant « soignants ».

Dans la société,  ils sont d’abord des « signes » et ils accomplissent aussi des gestes qui pansent pour faire vivre et réaliser la solidarité humaine corporelle. Ils ont droit d’aller au moins jusqu’à la grandeur de leur mission humaine et d’être guidés pour cela. Ils ont droit  de percevoir qu’ils peuvent aller jusqu’au mystère du « Dieu qui panse nos blessures » et d’être accompagnés pour cela.

Osée

17 mars 2012