Osée 14, 2-10

« Peux-tu me confondre avec les idoles ? »demande le Seigneur.

Les idoles sont des simulacres de Dieu.
Les idoles sont des dieux fabriqués par les humains pour apaiser leur soif de transcendance.
Les idoles sont des dieux fabriqués par les humains pour nourrir leurs fantasmes de toute puissance.
Les idoles sont des dieux fabriqués par les humains pour se sécuriser et se protéger.
Les idoles sont des dieux fabriqués par les humains, leurs illusions tiennent lieu d’absolu.

La foi en Dieu laisse à Dieu l’au-delà de tout et de toujours.
La foi ne capte pas Dieu, ne l’utilise pas, mais tire les humains dans un-delà sans fin, sans les sortir de leur contingence : un infini dans le fini.

La foi appelle sans fin l’homme à s’accomplir dans une plénitude vers laquelle il marche sans cesse avec la création entière.
La foi n’a pas de limite. Elle a une fécondité journalière qui s’invente dans la liberté. Elle est question qu’elle reçoit comme un appel jusqu’au terme du pèlerinage dans le temps.

Pour un chrétien la foi est une Alliance :

Un baptisé croit qu’en Jésus, l’Alliance prend corps et devient sur terre à la fois temps et éternité.
Un baptisé croit qu’en Jésus se marie l’amour et la durée et qu’ainsi la fidélité va jusqu’au bout de l’offrande qui inaugure la Résurrection.
Un baptisé croit qu’en Jésus auquel il s’est lié par liberté se trouve un Chemin qu’il ouvre chaque jour jusqu’à l’Aujourd’hui éternel.
Un baptisé croit qu’en Jésus il a trouvé une réciprocité d’amour qui engendre une fécondité qui lui est propre et rejoint celle tous les humains.

Osée

16 mars 2012