Osée 14, 2-10

Le peuple revient vers Dieu et dit au Seigneur : « Enlève toutes les fautes et accepte une belle offrande : au lieu de taureaux, nous t’offrons les paroles de nos lèvres. ‘Tu es notre Dieu’ »

Dieu est amour.

Dieu connaît l’homme et veut son ‘bon-heur’. Si le peuple se heurte au ‘mal-heur’ et s’il souffre, il le rejoint pour, de l’intérieur, desserrer le plus possible l’étau de la souffrance et rendre libre au sein de la contrainte des éléments et des mauvais coups du sort.

Si le peuple tombe dans le péché et se détourne du Seigneur en voulant sciemment le nier et le rejeter, Dieu ne se détourne pas des humains avec lesquels il a fait Alliance à partir d’Abraham, de Noé et de Moïse.

Dieu ne se détourne pas des humains et, en Jésus, il a partagé leur nature et leur histoire. Son Alliance n’est plus une loi écrite mais une personne vivante, éternellement présente, signe et source de Résurrection que le péché ne peut détruire ou épuiser.

Osée le prophète l’avait déjà laissé pressentir : il parlait de la « Belle offrande ». Nous croyons depuis l’Incarnation que Jésus est la « Belle offrande de l’humanité entière ». Parce qu’il a foulé notre terre et a partagé sans tricher la vie des hommes, il est notre Alliance Eternelle. En Lui, Dieu et l’humanité se sont rencontrés de plain pied.

Si jamais la folie nous prend de nous séparer de Dieu, Jésus est si proche de nous que nous n’avons qu’un pas à faire pour le rejoindre. Christ est notre pardon. Si librement, nous lui demandons, il nous réconcilie avec le monde, avec nous, avec les autres. Il nous insère dans la Relation d’amour trinitaire.

Il nous « rénove » totalement et nous rend encore plus blanc qu’avant la noirceur qui nous tenait loin de la Lumière divine.

Jésus est notre garant. En le tenant sur nos lèvres, il nous inonde le cœur. Même si nous trichons et si notre cœur ne correspond plus à nos paroles, lui le Verbe, si nous lui demandons librement avec droiture, rétablit le circuit de Vérité : Cœur droit-Parole sans mensonge.

Il est le Pardon vivant. Il ne met jamais d’autre condition que la vraie liberté qui ouvre à la vérité de l’amour.

Osée

13 juillet 2012