« Le peuple dit à Moïse : ‘Intercède auprès du Seigneur pour qu’il éloigne de nous les serpents’ »
Le peuple récrimine : « Mieux vaut la captivité que la liberté sans eau, ni pain ! » Le peuple a une foi profonde et frustre. Il est en direct avec Dieu, il voit Dieu partout. Les cailles, la manne, les serpents, tout vient immédiatement de Dieu. Dieu punit et récompense. Christ ne lui pas encore apprit par son Incarnation la laïcité.
Le peuple hébreu a un guide qui marche avec lui dans le désert : Moïse. C’est un familier de Yaweh : il s’entretient avec lui.
Moïse est un représentant fiable : de Dieu vis-à-vis du peuple, du peuple vis-à-vis de Dieu. C’est un intermédiaire, c’est un commissionnaire. Le peuple se « décharge » sur Moise. D’ailleurs, le peuple a peur du contact avec Yaweh. Christ ne lui pas encore fait comprendre que chacun et tous sont temples de Dieu ainsi que citoyens du Royaume et que la tendresse du Seigneur ruisselle dans le cœur de chacun et de tous.
Mais, depuis l’Incarnation et les temps évangéliques, l’ensemble du peuple des baptisés a bien compris qu’il était intercesseur de l’humanité entière et qu’il devait rendre grâce à Dieu au nom de tous les humains, de tous les temps et de toutes les cultures.
Pour ne pas oublier cette mission sociale essentielle à sa foi en Christ-médiateur, le peuple de Dieu compte sur quelques-uns et quelques-unes pour lui rappeler, à temps et à contre-temps, qu’il est par le baptême devenu librement intercesseur.
Le peuple des baptisés en Christ ne se décharge pas de sa mission d’intercession pour toute l’humanité sur ces quelques-uns et ces quelques-une. Mais il compte sur leur fidélité, leur témoignage, leur audace évangélique, pour rester collectivement :
27 mars 2012
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Nombres 20, 8