« Moïse dit à Josué, fils de Noun : ‘Serais-tu jaloux pour moi ?’ Ah ! Si le Seigneur pouvait mettre son esprit sur eux pour faire de tout son peuple un peuple de prophètes »
Le Seigneur s’entretient avec Moïse, sans se cacher dans la Nuée. Il le rejoint et lui parle comme un ami parle à un ami.
Moïse a dû se plaindre d’un surcroît de travail. Alors, le Seigneur lui adjoint quelques prophètes à contrat déterminé. Mais il se trouve que, parmi les convoqués à la Tente de la Rencontre où doit avoir lieu l’adoubement prophétique à temps partiel, deux des Anciens ne sont pas venus.
L’Esprit du Seigneur n’a pas de lieu fixe pour communiquer sa force. Avec Moïse, seulement soixnte-huit Anciens ; Edad et Médad, sont absents. L’Esprit de Dieu les rejoint et se communique à eux deux comme aux soixante-huit autres. Ils ont quartier libre et prophétisent « à tout bout de champ ».
Un brin d’émoi dans le camp. Dieu ne fait pas de différence. Comme prévu, il donne gratuitement son Esprit aux soixante-dix Anciens, présents ou pas à la Tente de la Rencontre. Tous ont droit au même Esprit que celui dont Moise est investi en CDI. Le peuple est uni par un seul et même Esprit. Dieu comble le peuple. Moïse ne peut pas dire : « Moi seul ai l’authentique Esprit ».
C’est ce que Moïse a bien compris :
Moïse a bien compris et souhaite que tout le peuple soit prophète.
La Parole proclamée n’est jamais le fait d’un seul. Il y a toujours du « Nous » dans l’air !
C’est l’Eglise entière qui est aujourd’hui « sacrement ».C’est l’Esprit qui fait l’Unité-de-communion entre tous les baptisés très différents les uns des autres. C’est l’amour que Dieu porte à chaque personne qui la rend différente parce qu’il accomplit l’unicité de chaque être humain. C’est le même amour vécu différemment par chacun qui nourrit la communion. Cet amour, les chrétiens le reconnaissent en Jésus.
30 septembre 2012
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