« Seigneur, tu enlèves le péché. Tu pardonnes au reste de ton peuple. Tu ne t’obstines pas dans ta colère, mais tu prends plaisir à faire grâce.Tu jettes nos fautes au fond de la mer »
Le nom de Michée représente l’abréviation d’une question : « Qui est comme le Seigneur ? ».Sept cents ans avant Jésus, il dessine à sa manière, la tendresse de Dieu qui prend plaisir à faire grâce.
Un jour, le Seigneur, houlette en main, rejoindra le peuple qui lui appartient, pauvre peuple qui demeure isolé dans un maquis, alors qu’alentour les vergers ploient sous la fécondité. Mais ce n’est pas dans le luxe que le Seigneur viendra résider, mais dans la pauvreté où se trouve « le-petit-reste ». C’est là qu’il fera voir ce qu’est la libération comme au jour de la sortie de l’esclavage au temps de Moïse.
Dieu, n’est pas un obstiné du châtiment. Il préfère tendresse et clémence. C’est en aimant qu’il corrige. Pour se souvenir de sa bonté, Dieu ne garde pas près de lui les péchés de son peuple. Il les jette au fond de la mer.
C’est par la fidélité de son amour que le Seigneur redresse le peuple de ses déviations idolâtriques. Ce qu’il a promis est promis. L’Alliance dure toujours. La fidélité jurée à Abraham, à Jacob et aux autres, traverse les siècles sans s’user. Dieu s’est incarné dans le maquis du monde. En Jésus, il réalisa sa promesse.
ont beaucoup de mal à se dessaisir de leur grande ou petite puissance…
Malgré ses contradictions, ses hésitation, ses compromissions et ses lâchetés, le peuple des baptisés, à la fois prêtre prophète et roi, s’inscrit dans ce courant :
24 juillet 2012
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Michée 7, 14-20