Lévitiques 19, 1-18

« Tu n’hésiteras pas à réprimander ton compagnon »

A mon sens, réprimander celui ou celle qui marche avec moi est un sommet d’amour fraternel, tant cet acte demande délicatesse, désintéressement, discernement, engagement pour intervenir et ensuite soutenir la conversion. Cela relève de la solidarité essentielle aussi bien religieuse que simplement humaine. Réprimander par amour est la relation suprême de fraternité parmi le peuple des imparfaits en chemin de sanctification.

Le livre des Lévites présente Moïse lançant un appel à la sainteté. Il convie l’assemblée à devenir une communauté de saints prenant racines dans la sainteté de Dieu.

Que propose-t-il pour ce programme audacieux et presque sans mesure ?

De la part de Dieu, Moïse offre une spiritualité concrète de la relation entre les humains :

La personne de Jésus le Christ nous offre, dans son enseignement et son comportement, le même appel à la sainteté. Il nous propose de nous nourrir de sa Parole et de devenir son Corps de Ressuscité.

En lui, les baptisés sont conviés à mettre en œuvre avec tous les humains ces relations qui font ressembler et participer à la sainteté de Dieu.

La réprimande fraternelle traduit la préciosité d’une relation entre humains, dans la contemplation de la Relation trinitaire. Quoique imparfaits, nous sommes appelés à vivre la communion de Dieu.

Lévitique

27 février 2012