Lamentations 2, 2-19

« Jérusalem, ton désastre est infini comme la mer. Qui donc pourrait te guérir ? Tes prophètes avaient des visions trompeuses et vides. Ils n’ont pas dévoilé les fautes, ce qui aurait évité ta chute »

Le désastre est à son comble. Plus rien ne tient debout. Les institutions ont vacillé, puis se sont effondrées. Le pire s’est produit

Les prophètes ont des paroles creuses, vides, mensongères. Plus personne ne peut guérir personne. Le ferment a perdu sa fécondité. Il faut en prendre acte et regarder la réalité en face.

Que ceux qui sont par choix les « remparts » du peuple entrent dans le repentir ! Rien ne leur sert de gémir et de se lamenter. Qu’ils se lèvent ! Qu’ils prient ! Qu’ils sauvent les petits enfants de Jérusalem qui meurent de faim à tous les carrefours !

Que les institutions vermoulues vacillent ! Ce n’est pas grave. Elles sont faites pour changer et renaître neuves et adaptées aux situations nouvelles.

Que le blé et le vin viennent à manquer ! Ce n’est pas grave Il y aura d’autre semailles, d’autres vendanges, dans les années suivantes

Que les gosses meurent dans les rues ! C’est horrible? mais pas désespéré Le peuple sera à nouveau fécond et engendrera des « rejetons ».

Mais si les prophètes sont creux, stériles et menteur? c’est horrible, c’est la fin finale. Plus jamais d’avenir et de renaissance !

Rien de pire que des prophètes qui ne le sont plus.

Rien de pire que des prophètes affaissés qui ont laissé tarir la Source qu’ils portaient en eux.

Jérémie ou un autre, qu’importe, ont crié tout cela sur la place publique où règne la désolation. Il a invité les prophètes à se ressaisir, à se lever, à prier, à faire pénitence et à reprendre leur service pour le sursaut et que le peuple fasse à frais nouveaux des institutions toutes neuves et adaptées.

Ainsi, aujourd’hui, dans la mutation des institutions, le rôle des baptisés-prophètes est essentiel. Il est indispensable qu’ils osent se lever et que le peuple humain rebâtisse le monde pour un nouvel avenir.


Lamentations

30 juin 2012