Josué 24, 14-29

Sichem : statut et droit de l’Alliance

Le peuple tergiversait dans sa pratique de l’Alliance avec le Seigneur qui l’avait libéré et protégé dans sa marche. Le peuple retournait aux faux dieux et aux vrais démons qui l’égaraient. Sa fidélité à l’amour qu’il désirait vraiment était prise en défaut par manque de moyens concrets.

Le peuple croyait trop à la spontanéité de son amour et répugnait aux lois, règlements, statuts et codes. Pour aimer vraiment, tant dans la vie privée que dans la vie publique, la fidélité et la liberté ont besoin de repères, de visées claires et définies. L’humanité exige un minimum d’organisation. L’humilité est à ce prix.

Pour garder souplesse, inventivité, création permanente à leur fidélité amoureuse, et se souvenir qu’ils peuvent tomber dans l’inconstance et faire ce qu’ils n’ont, en fait, pas vraiment choisi, les humains gravent dans leur cœur et dans la pierre le minimum qui les empêche de sombrer dans les trop grandes titubations.

Le diable peut aussi étouffer l’amour des serviteurs du Seigneur en les enfermant à double tour dans les lois sécuritaires. Là, ils se dessèchent totalement.

Pour finir, une question à se poser : tout ce qui n’est pas « concret » dans les domaines du temps, de l’espace, de l’histoire, de la société, du corps, existe-t-il vraiment ? L’incarnation répond en partie à cette question.

Josué

13 août 2011