« Comment n’aurai-je pas pitié de Ninive ? »
Dieu dans sa bonté ne tient pas captif le pécheur dans le regret honteux de sa faute. La miséricorde déborde de son cœur. Conversions et pardon dansent ensemble. Ils sont partenaires joyeux de la fête. L’allégresse règne au Ciel pour un pécheur qui fait pénitence.
Jonas tient des comptes. Il faut faire « payer ». Se « convertir » est trop facile. Le pécheur s’en tire à trop bon compte ! Jonas n’est pas encore entré dans le parcours de la miséricorde. Il pense Dieu à l’aune de la justice humaine. Il se « souvient » de la transgression. Il veut bien pardonner mais il faut une juste pénitence. Il poursuit le procès.
Dans le « Royaume de l’amour » et de la « Relation divine », les chrétiens comme le Christ n’ont aucune rancœur. Ils renouent sans cesse. Au moindre geste de repentir de ceux ou de celles qui les ont blessés, ils offrent à nouveau la tendresse qui restaure la plénitude de la confiance. S’il le faut, ils font eux-mêmes les premiers pas.
Chacun de nous est messager de la miséricorde de Dieu. Ninive n’a rien demandé, Jonas est envoyé pour « enclencher » la conversion. Reprendre contact est un sommet de miséricorde.
Dieu est toujours initiative puisqu’il est l’amour-qui-invite.
5 octobre 2011
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Jonas 3, 1-10