Job 42, 1-17

« Job dit à Dieu : ‘Quel est celui qui, sans rien y connaître, défigure la Providence ? Je ne te connaissais que par ouï-dire, mais maintenant mes yeux t’ont vu. Je me repens sur la poussière et sur la cendre’ »

Job a le cœur tourné vers Dieu. Il lui parle. Il s’exprime devant lui. Il lui dit des paroles simples et humbles parce que vraies :

Le livre de Job délivre de la culpabilité.
Le livre de Job écarte toute honte.
Le livre de Job explique que chaque personne est appelée à faire l’expérience de sa finitude.
Le livre de Job conduit à la vérité sur l’ordinaire du réalisme de la nature humaine.
Le livre de Job fait comprendre que la parole des amis est indispensable mais qu’elle ne suffit pas et qu’elle ne peut pas remplacer l’expérience personnelle.

« Je » a toujours une part de solitude que nul ne peut atteindre. C’est peut-être à ce lieu de désolation que le livre de Job veut nous conduire pour un terrible face à face avec le mystère de Dieu. Ici la foi nous approche de l’inatteignable grandeur de la transcendance divine.

Les « baptisés » qui ont choisi de vivre leur baptême rejoignent avec amour le Corps du Christ, chemin de Dieu. Quelques-uns sont allés par amour jusqu’au bord du désert intérieur. On les appelle les « mystiques ». Par leur seule présence et leurs rares paroles ou écrits, ils ont un rôle social indispensable dans l’équilibre de l’humanité Il est évident que tous les « mystiques » ne sont pas chrétiens, mais quelques-uns le sont !

Reste que lorsque la souffrance, de quelqu’ordre qu’elle soit, empoigne trop fort un être humain, la présence attentive et bien-veillante de quelques-uns qui « prennent soins » de lui est indispensable pour ne pas sombrer dans le désespoir et commencer un pèlerinage vers les jours meilleurs où l’on reviendra à soi renouvelé.

Job

6 octobre 2012