« Job répondit au Seigneur : ‘Je suis trop peu de chose, que puis-je te répondre ? Je mets la main sur ma bouche. J’ai parlé une fois, je ne dirai plus rien ; j’ai parlé deux fois, je n’ai plus rien à ajouter’ »
Le dépouillement de Job le situe dans la tempête de la « question ». Il ne sait plus bien où il en est. Dieu est bien mystérieux et si incompréhensible. Job lui parle, s’adresse à lui dans la foi. L’entend-t-il ?
Dieu dans la « tourmente » lui répond, Il l’encourage au combat :
Dieu en effet ne donne pas à Job d’explication sur le mal et le malheur mais l’interroge sur lui-même.Il le fait réfléchir sur sa nature de créature humaine. Il lui fait comprendre et admettre ses limites. Job et tous les humains, même dans leur plus grande sagesse, ne sont pas Dieu. Dans leurs approximations, leurs contradictions, leurs recherches, ils sont peu de choses mais ne sont pas rien.
S’il est impossible aux humains de détrôner Dieu et de prendre sa place, il leur est possible d’en accueillir les initiatives par le silence, le respect et l’adoration. En restant dans l’humilité, l’homme saisi que Dieu est mystérieux et que lui est précaire. L’accueillir le pousse jusqu’à l’extrême accomplissement de lui-même.
L’adoration met chacun à sa vraie place :
Cette expérience fondamentale de Job est un message pour les humains. Ils sont assignés au progrès, à l’interrogation permanente. L’insatisfaction est leur nature, mais aussi l’aiguillon de leur recherche et de leurs progrès. Leurs questions sur Dieu ne doivent pas cesser. Lorsqu’ils s’interrogent, ils sont grands. Lorsqu’ils entrent dans le silence de l’adoration, ils donnent toute leur mesure : ils sont à pied d’œuvre d’eux-mêmes. L’humilité les rend immenses !
3 octobre 2012
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