Isaïe 61, 9-11

« Dieu m’a enveloppé du manteau de l’innocence, il m’a fait revêtir les vêtements du salut »

A l’expérience de l’action, maîtresse de vie,
à la compétence de celui qui a appris des autres et de l’histoire,
à la pratique du discernement et de l’intelligence des situations vécues,
à la joie des pardons reçus et donnés,
à la sagesse des échecs dépassés,
au bonheur d’être reconnu et aimé,
s’ajoute – car c’est indispensable et primordial – l’innocence du cœur.

Seigneur,
donne-moi un cœur d’enfant

Greffe à la maturité des ans le fait de naître et de renaître chaque jour pour découvrir ce que je ne savais pas ou de redécouvrir ce que j’avais oublié à cause de mon insuffisante attention à la vie du monde et de ma mémoire courte.

Lave mes yeux, dissipe la malignité de mes propos, rectifie mes pensées tortueuses, donne-moi les mots justes de la conciliation et de la réconciliation, afin qu’ils m’ouvrent à la solidarité, aux compromis nécessaires pour l’action commune.

Chasse de mon comportement la sottise des points d’honneur.

Guéris-moi de mes caprices enfantins et de mes illusions immatures qui me distraient du réalisme, base de tout amour humain et spirituel.

Purifie-moi de ma faute qui me tire en arrière et donne-moi la joie de progresser en liberté pour être dans la culture où j’ai mes racines un agent de libération pour les quelques-uns et quelques unes que je rencontre souvent.

Entretiens en moi un esprit de contemplation et d’émerveillement.

Oui, l’innocence est mon salut. Tu es mon allié. Comme à tous les humains, tu me veux du bien. Alors, revêts-moi du manteau qui me protège de toutes malfaisances !

Isaïe

16 juin 2012