Isaïe 11, 28-30

« Et sur le cadran, le soleil recula de dix degrés qu’il avait déjà descendus »

Qu’est ce que l’auteur du livre d’Isaïe veut nous faire comprendre lorsqu’il nous raconte un fait invraisemblable ?

Bien sûr, Dieu peut tout faire. Mais justement, parce qu’il est Dieu, hors du cadran solaire et qu’il crée le monde à chaque instant, il ne « trafiquote » pas les lois de la nature. Il nous invite à un acte de foi en nous conviant à lire et à relire à travers des signes ordinaires et multiples sa proximité attentive, confiante miséricordieuse et clémente. Pas besoin que le Seigneur bouleverse les lois de la nature, c’est la foi qui est révolutionnaire et suggère l’invisible !

Quel est donc, à mon avis, le message qui vient jusqu’à nous ?

Je ne sais pas si ma lecture est juste mais, aujourd’hui, c’est ainsi que j’accueille dans la foi un signe douteux.

Cela me rassure, mais ne m’empêche pas d’être dans la crainte et le tremblement quand je me risque jusqu’aux frontières du ciel pour quêter un brin de lumière et oser écrire.

Isaïe

20 juillet 2012