« Je veux me tenir à mon poste de garde, rester debout sur mon rempart, guetter ce que Dieu me dira… Le Seigneur répondit : ‘Tu vas mettre par écrit la vision pour qu’on puisse la lire couramment’ »
Le prophète veut, c’est-à-dire prend durablement les moyens d’accomplir ce qu’il a librement décidé par amour. Il se tient, c’est-à-dire demeure :
Ce que le prophète voit et entend, il le réfléchit, le note, l’écrit :
Ce qu’il a repéré et discerné, il en fait un message fidèle et personnalisé en un langage courant afin que beau coup puissent le lireet à leur tour le comprennent, le fassent leur, pour le transmettre selon leur amour.
Ainsi agit le prophète. Sa vision particulière, il la met à la disposition du bien commun.Ainsi le baptisé qui fait partie de la cohorte des veilleurs.Ainsi le baptisé devenu par l’Esprit Saint prophète pour son temps.
Ces vieux écrits qui ont environ 2.700 ans ne vieillissent pas. Leur forme évolue, mais leur fond garde le même souffle. Ce n’est pas étonnant car les veilleurs-prophètes de l’an 2012 voient et découvrent les mêmes signes qu’Habacuc. Ils en déduisent le même message. Ils l’écrivent en langue vivante : « Le Seigneur vient, il ne décevra pas, il accomplira, il comblera. Ceux ou celles qui l’accueillent connaîtront le vrai bonheur d’un être humain : personne et communauté ».
11 août 2012