« Je te ferai porter des fruits à l’infini »
Ainsi Dieu s’engage et ne revient jamais sur sa promesse. Depuis que l’homme « monte » de la création, Dieu l’aime et s’engage avec lui. Dieu reste discret et ne fait pas d’ombre. Il se voile, n’aveugle pas. Il vit dans la Nuée. Il ne s’impose pas. Il suscite la liberté sans laquelle il n’y pas de réciprocité d’amour et de confiance.
La personne humaine, individu social, en scrutant qui elle est, découvre sa soif d’infini. Elle est à la fois mystère particulier et peuple solidaire. Dans la création et en Jésus son propre secret intime, Dieu questionne chacun et stimule la recherche de l’humanité. Il avive sa soif d’aller toujours de plus en plus loin dans son progrès.
Ce qui est, depuis la nuit des temps, trouve un jour du temps une lumière en Jésus. En Christ, Dieu s’approche de l’humanité :
La liberté et son cortège de valeurs deviennent essentielles à l’humanité car, sans elle, ni foi ni communion ne sont possibles.
C’est dans cette histoire d’amour et de révélation que se situent les baptisés. Descendants d’Abraham et de Jésus le Christ, ils acceptent d’être des témoins de la bonté de Dieu qui se concrétise en Alliance indéfectible. Par leur présence personnelle, collective et institutionnelle, les baptisés signifient dans la multiplicité des cultures et de leurs variations le pacte d’amour stupéfiant qui fonde la liberté.
Fécondité infinie de l’histoire qui épouse la foi.
29 mars 2012
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Genèse 22, 1-18