Ezéchiel 43, 1-7

« L’envoyé du Seigneur me conduisit vers la porte du Temple Nouveau, la porte qui regarde vers l’Orient, et voici que la Gloire du Dieu d’Israël arrivait de l’Orient. Alors, je tombais la face contre terre »

Le prophète se tient à la porte. Il n’est certainement pas le Temple. Il n’est qu’un serviteur du seuil. Il signale, accueille et introduit

Le Temple est nouveau. Il vient du Soleil levant. Il est « comme » le Soleil levant. Chaque jour, il vient, il éclaire, il donne sa lumière. Chaque jour, il est le même et il est nouveau. Il est lumière pour aujourd’hui.

Tout cela est au-delà du savoir :

C’est à ce seuil que l’être humain tombe face contre terre. Il ne peut pas faire front. Il rejoint l’humus de l’humilité. Ses yeux de terriens ne voient qu’à partir de la terre. Il ne voit que par des images. Elles lui suggèrent pour maintenant une réalité qui est un infini, inaccessible dans le temps. La contemplation est au seuil de l’humain ; elle borde l’invisible et l’indicible.

A cette limite, tout se mêle. Tout est vrai, tout est fallacieux. Tout est vrai, tout est mélangé, tout est Nuée. Seule la miséricorde de Dieu fait entendre son Verbe. Dans le monde, quelques contemplatifs balbutient des mots qui donnent une lumière aux réalités terrestres et les rendent merveilleusement humaines et savoureuses. La beauté et l’amour sont de cet ordre, au bord du ravissement.

Ezéchiel

25 août 2012