Ezéchiel 34, 1-11

« Parce que mes bergers ne s’occupent pas de mon troupeau, parce qu’ils sont bergers pour eux-mêmes au lieu de l’être pour mon troupeau, maintenant, j’irai moi-même à la recherche de mes brebis et je veillerai sur elles »

Dans le troupeau de Dieu, il n’y a pas de catégories bien tranchées. Tous ceux qui en font partie ont le même rang, tous sont brebis… Il est vrai que certains ou certaines rendent « service » au troupeau :

Les serviteurs et les servantes n’ont aucun privilège. Rien ne leur appartient. Leur joie est d’avoir reçu une charge pour un temps. Ils la mènent, d’une part, avec l’appui de Dieu et, d’autre part, avec l’aval et la reconnaissance du troupeau.

La grandeur de ces serviteurs et de ces servantes est de rendre « bons bergers » tous les membres pour qu’ils prospèrent ensemble. Le troupeau n’est pas une « somme » mais une « communion ». Tous, d’une certaine manière, sont bergers les uns des autres. Si certaines brebis, quel qu’elles soient, se mettent délibérément à leur propre compte et ne veulent plus à la fois, le bien de chacun et de tous, alors le troupeau s’effiloche, se détricote et le trésor de Dieu se mite. Tristesse.

Mais la patience de Dieu ne se lasse pas. Si, par le poids des choses et la fatigue des jours, le trouble s’établit dans la bergerie, Dieu se dérange, paye de sa personne ; il recommence sans cesse à rétablir la communion, quel que soit le prix à payer. Il cherche de ‘nouveaux’ volontaires pour être serviteurs et servantes au milieu de tous. Il les inspire et les soutient. Il leur rappelle qu’ils ont à être brebis comme les autres. Ils n’ont pas de privilège, si ce n’est d’être brebis selon son cœur, pour que tous les membres du troupeau le deviennent.

Ainsi va le monde des humains.

Ainsi vont les Eglises.

Tout est toujours à reprendre, à réapprendre et à recommencer. La conversion est sans cesse un appel. Elle est la vie ordinaire de l’amour. La bergerie change de forme, mais l’amour de Dieu pour chacun et chacune demeure comme une promesse irréversible. Dieu se compromet avec l’humanité. Il l’aime et ne se lasse jamais d’elle. 

Ezéchiel

22 août 2012