« Tu es un homme et non un dieu, toi qui prends tes pensées pour des pensées divines »
Vivre à plein ce que l’on est par nature et par grâce. Rester à sa juste et véritable place. Ni amoindrir ni dépasser l’immense mesure humaine capable de progrès. Etre sans cesse en devenir pour être :
En fait pour devenir mieux humain. Tel est l’objectif certain de tous les croyants .
Rien n’est pire que de se prendre pour ce que l’on n’est pas.
Nous sommes faits :
Nous sommes des temporels et nous sommes des limités par la durée.
Nous sommes des limités, fragiles, tentés par l’inconstance et quelques fois frappés par les malheurs que dans ses caprices nous impose la nature.
Mais, sur notre chemin terrestre, nous sommes appelés à repousser nos limites au plus loin possible en nous approchant de Dieu sans pour autant franchir le seuil qui est le nôtre… Même dans la Résurrection, nous ne serons jamais Dieu. Nous participerons à sa déité, mais nous resterons des humains associés intimement à sa gloire.
Par contre, si nous ne pouvons pas changer de nature, Dieu, lui, peut s’approcher de nous, peut nous visiter, nous faire participer à ce qu’il est, nous faire bénéficier de sa bonté en nous greffant sur lui.
Les chrétiens croient que le Fils de Dieu, Dieu lui-même, s’est Incarné. Son amour illimité lui a permis d’être notre compagnon. Il a franchi le seuil en devenant l’un de nous ; non pour nous rendre Dieu, mais pour nous révéler que nous étions des invités permanents, des sortes de convives :
21 août 2012
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