Ezéchiel 2, 8 – 3, 4

« ‘Ouvre la bouche et mange ce que je te donne’. Alors je vis une main tendue vers moi : elle tenait un livre en forme de rouleau et le déroula devant moi ; ce rouleau était écrit au-dedans et au-dehors. Il contenait des chants de deuil, des plaintes et des lamentations… »

Dieu adresse la parole à un fils d’homme. Il lui fait confiance et lui recommande de ne pas être rebelle. Dieu parle à l’impératif. Sa sollicitude délicate dispose à l’obéissance :

Dieu déroule le livre-rouleau. Il est plein d’écritures, mais on ne sait pas qui les a rédigées et ce qu’elles disent.

Ezéchiel découvre ensuite que le livre raconte le «  tragique » de la vie humaine. Le rouleau contient chants de deuil, plaintes et  lamentations. C’est donc l’histoire souffrante des humains souffrants.

Dieu tient dans la main l’histoire pathétique de l’humanité, il l’offre au prophète pour qu’il s’en nourrisse, s’en rassasie et s’en remplisse le ventre. Il ne s’agit pas d’y goûter du bout des lèvres. Le prophète doit puiser dans ce livre plein de l’histoire humaine sa nourriture, sa force et sa vie. Ce que mange le prophète « lui tient au ventre » mais cette nourriture de la tragédie a bon goût. Elle est même douce comme le miel

Dieu nourrit les prophètes pour qu’insérés dans le ‘drame’ humain, ils ne le considèrent pas de l’extérieur, ne se penchent pas dessus.Mais le vivent pour pouvoir de plain-pied être témoins de bonté, de justice et de miséricorde de la part de Dieu qui les envoie.

Ezéchiel

14 août 2012