« Pourquoi vouloir mourir, maison d’Israël ? Je ne prends plaisir à la mort de personne », déclare le Seigneur. « Convertissez vous et vous vivrez ! »
La mort fige ! La conversion est une vie, un combat, une lutte, un affrontement, un engagement, une détermination qui se met en œuvre de jour en jour. Education, apprentissage, éveil, formation, moralisation, sont des mots proches qui expriment des réalités voisine. La vie humaine est d’abord un cheminement valeureux. On devient humain par un effort commun et c’est ce qui plaît à Dieu. La solidarité la plus profonde consiste à s’aider les uns les autres à s’humaniser, à grandir, à prendre tous les moyens pour agir, être responsable de son action, être libre, se donner, s’offrir, engendrer, transmettre.
On pourrait dire qu’il y a une conversion à l’humain pour parvenir à une stature personnelle.
Tout le parcours d’une vie est une sorte de franchissement ou de dépassement pour devenir soi-même en relation avec d’autres. La vie n’est pas un champ de course où il faut arriver le premier, mais une course de fond où chacun aide autrui à parvenir à son épanouissement personnel en parvenant au meilleur de lui-même.
D’après Ezéchiel, on pourrait dire que la conversion à la grandeur de l’Homme se ferait par :
Toujours d’après Ezéchiel, la conversion consiste aussi à se situer « honnêtement » par rapport à Dieu :
On pourrait dire, aujourd’hui, vingt siècles après l’Incarnation, que la conversion, c’est devenir humain en devenant Corps du Christ par la foi du baptême. En Jésus se réalise l’unité parfaite, l’ajustement entre Divinité et Humanité.
Pour un chrétien on ne peut pas se convertir à Dieu, sans se convertir à l’homme.
Il n’y a de vie selon l’Esprit Saint qu’en Jésus.
Aimer le Christ, c’est entrer dans un combat pour la laïcité et dans l’affrontement issu de la prière, de la contemplation, de la vie d’oraison et de l’intimité avec le Ressuscité qui vit en moi et au milieu de nous.
18 août 2012
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