« Moïse apaisa le visage du Seigneur »
Dieu n’a pas besoin d’être apaisé. Il n’a jamais de ressentiment, ni de colère. Sa pédagogie n’a pas besoin de châtiment. Son Amour et sa bonté suffisent à redresser ceux et celles qui le blasphèment.
Par contre, Moïse qui aime son peuple de tout son amour humain a besoin d’intercéder.
Par contre, Moïse qui est solidaire de son peuple par toutes ses fibres humaines a besoin de dialoguer avec Dieu et de lui parler de son peuple.
Par contre, Moïse qui, dans sa lucidité humaine, voit bien que son peuple se détourne de Dieu a besoin, lui, de se tourner vers Dieu pour s’offrir et, d’une certaine manière, « compenser » ce qui n’est qu’une plénitude de sentiment humain désintéressé. C’est immense ! C’est un sommet de l’amour humain.
Les baptisés qui sont Corps du Christ représentent l’humanité entière devant Dieu qui, lui, n’a pas besoin de cette représentation pour être Bon, patient et clément. Pourtant le Seigneur se réjouit que :
Oui, avec Jésus, quelques uns aiment tellement le monde que, chaque jour, ils offrent leur solidarité avec leurs proches. Plus ils offrent, plus ils deviennent solidaires, plus leurs combats pour la justice deviennent collectifs. Plus ils deviennent solidaires avec leurs proches, plus ils inventent avec eux un chemin de grandeur humaine.
Prier, offrir, intercéder, est le propre de l’homme qui avance vers Dieu dans une plénitude cosmique.
Et Dieu vit que cela était bon.
22 mars 2012
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