« N’ayez pas pas peur, tenez bon ! »
A peine après avoir vécu la Pâque du Seigneur qui les a libérés de l’Esclavage, les Hébreux, effrayés par les Égyptiens qui les poursuivent, se mettent à récriminer contre Moïse et par conséquent contre Dieu :
Mais Dieu connaît son peuple et parce qu’il l’aime, il veut lui faire traverser son effroi. Le peuple a peur de la Mer ; il traversera la Mer pour guérir de la peur et naître à la confiance.
Dieu, parce qu’il aime, nous fait traverser « à pieds secs » ce qu’on redoute. La liberté est toujours au-delà de nos peurs qui sont souvent les chaînes en or de nos « sécurités sécuritaires ».
Christ est venu nous libérer de ce qui nous fixe à nous-mêmes, à nos illusions, à nos angoisses, à notre routine. En nous demandant de lui faire confiance, il nous permet de traverser la défiance envers nous mêmes. Il nous fait traverser avec d’autres ce dont nous avons horreur.
Quelques soient nos peurs, croire que le baptême est un chemin de libération qu’il nous faut sans cesse prendre avec ceux et celles que nous côtoyons. Alors, nous irons au grand large : vent et fécondité.
18 juillet 2011
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Exode 16, 2-4