Daniel 3, 14-33

« Nous n’adorerons pas la statue d’or »

Trois jeunes hommes ont opté pour l’amour de Dieu c’est-à-dire pour la liberté qui met au large et libère de toutes les servitudes. Le choix du Dieu vivant désaliène. Dans l’amour véritable, pas d’esclavage, pas de liens qui ligotent, pas de feu qui dévore. Un compagnonnage avec Dieu pour un parcours de liberté au milieu des pièges est un bon objectif.

Des statues en or, beaucoup dans la société civile en proposent, ne serait-ce que dans le travail professionnel !

Des statues en or, certains dans la vie familiale ou affective, en dressent ici ou là. Elles brillent tellement qu’elles attachent par leur simulacre de beauté.

Des statues en or existent dans les Eglises. Quelques-uns ou quelques-unes ont abusé de la foi des autres et sont devenus des chefs « qui savent-pour-autrui » au lieu d’être des « serviteurs pauvres ».

Nos propres désirs peuvent aussi nous emprisonner dans la fascination des statues en or que nous pouvons nous-mêmes dresser aux carrefours de nos parcours les plus intimes

Dans nos vies humaines personnelles, dans nos cheminements collectifs, tout ne se vaut pas. Nous sommes contraints de choisir nos priorités. Il nous faut sans cesse estimer, seuls et avec d’autres, pour qui et pour quoi nous marchons, vers qui et vers quoi nous nous progressons, ce qui nous enferme ou ce qui nous ouvre.

La vraie liberté se fraie un chemin, déblaie une voie pour progresser seul et avec d’autres vers ce qui est en nous une démarche risquée dans un amour aussi fidèle que possible.

Grâce à Dieu, grâce à la sage prudence de nos consciences et grâce aux conseils désintéressés des autres, nous saurons éviter les séductions des colossales statues en or dressées ici ou là… C’est déjà beaucoup…Mais faisons attention ! Nous sommes chacun fabricant de statuettes ou d’amulettes en or qui mutilent par leur présence brillante notre aisance, notre pleine liberté, pour aller vers le Dieu qui déjà dans le temps nous met au large et nous associe à sa liberté issue d’un amour sans feinte ni limite.

Je crois que la vie d’oraison régulière aiguise notre discernement et nos choix. Après, chacun se débat et invente son parcours selon le projet humain révélé en Jésus.

Daniel

28 mars 2012