2 Chroniques 36, 14-23

« Sous le règne de Sédécias les chefs des prêtres et le peuple méprisaient les prophètes »

Parce qu’ils sont les messagers de la Parole de Dieu et qu’elle ouvre un chemin inusité et risqué, les prophètes ne sont pas souvent écoutés. Ils sont méprisé, voire molestés, parce qu’ils dérangent et appellent à un autrement, celui de la foi vive, créatrice de justice. Les rites et les pratiques ne suffisent pas, les prophètes crient la vérité de la conversion des cœurs. L’Alliance n’est pas un pacte figé.

Les chefs des prêtres ont peur de perdre privilège et pouvoir. Le peuple refuse de prendre des responsabilités. Il raffole des consignes de la loi. C’est plus confortable, ça dérange moins. Et puis les chefs des prêtres et le peuple pensent intérieurement que Dieu n’en demande pas tant.

Depuis Sédécias, avant lui, après lui, aujourd’hui, c’est encore pareil et cela ne changera peut-être jamais. Les prophètes seront toujours méprisés, voire discrédités et molestés. Il faut qu’ils s’y fassent et qu’ils ne renoncent pas à être les signes et les « hauts-parleurs » de Dieu dans le peuple et face aux chefs des prêtres Ils seront toujours peut nombreux. Parfois ils sont en « confrérie » (1 Sam 10,10) Puis Jean le Baptiste vint. Puis Jésus le Grand Prophète naquit, aima le peuple, offrit sa vie, ressuscita.

Depuis la Résurrection, les baptisés quelqu’en soit le nombre, sont de la race des « prophètes ». Ils ne peuvent pas ne pas parler et signifier la foi et la conversion dans la culture où ils vivent. Il suffit de relire le livre des actes des Apôtres et de leurs lettres aux premières communautés chrétiennes. Ils sont souvent méprisés, quelque fois molestés. Ils sont toujours des Martyrs, c’est-à-dire des témoins inlassables qui vont au plus loin possible de leur foi.

Chroniques

18 mars 2012