Amos 9, 11-15

« Le Seigneur déclara : ‘Je ramènerai les captifs de mon peuple, ils rebâtiront et je les planterai sur leur sol’ »

Le temps de l’exil prend fin.
La pénitence porte ses fruits.
Les captifs trouvent la liberté après le rude moment de la « retraite en terre étrangère ».

Un « petit reste » revient à l’essentiel de l’intimité avec le Dieu de l’Alliance.
La confiance renaît. Le « petit reste » devient peuple.
Il rentre chez lui qui n’est plus un lieu d’injustice, mais un lieu source de la relation fraternelle.
La fécondité déborde : labours, moissons, vendanges, semailles se bousculent tant les collines ruissellent de fruits de la terre destinés à tout le monde.
En exil, le « petit reste » a appris le partage et la vraie justice.

Ainsi Dieu plante.
Le « petit reste » prend racine.
Il fructifie et donne en abondance blé et raisin.

Du blé, le « petit reste » fera le pain, nourriture pour tous.
Du raisin, le « petit reste » fera le vin, joie pour tous.
Le « petit reste » transforme ce que la terre donne pour l’offrir dans le partage.

De plus, le « petit reste » rebâtira des villes et les habitera.
Il aura un « chez lui » pour la convivialité.

La fidélité tient lieu de racine nourricière et de plan d’architecture.
C’est de son enracinement nouveau après l’exil que le peuple tire son élan.
Il ne sera plus dispersé.

Les aléas des événements,
les « cassures » de l’Histoire,
les ravages et les destructions,
les souffrances de l’exil,
la présence en terre étrangère et hostile
ne sont pas que des souffrances.
Ces dépaysements préparent, pour les cœurs fidèles, la nouveauté, les bouturages insoupçonnés, les constructions pour une vie nouvelle.

Ainsi la Résurrection vécue dans le baptême est une sortie permanente de l’exil pour une nouveauté journalière. Fécondité bienheureuse à ceux et celles qui se laissent planter par la prévenance de Dieu. S’ils acceptent de prendre racines en Christ, leur nouveauté par la justice étonnera le monde.

Amos

7 juillet 2012