« Eloignez de moi le tapage de vos cantiques ! Que le droit jaillisse comme une source ! »
Amos est un prophète sans détour. Parce qu’il aime Dieu et le peuple, il désire qu’ils vivent l’un et l’autre en parfaite alliance. Pas de faux fuyants, pas d’hypocrisie, une honnêteté sans fard. Il prend le parti de Dieu. Il est son « haut-parleur ».
Amos crie au peuple que Dieu se lasse des liturgie tapageuses, que la musique des harpes lui casse les oreilles ! Il ne peut plus supporter que le peuple chante ses louange et fasse de jolies fêtes en son honneur sans s’appliquer à vivre la justice et la cultiver pour qu’elle grandisse.
Ce qui est primordial pour le Seigneur, ce ne sont pas
mais la force torrentueuse de l’exercice de la justice entre humains. A Bethel, le sanctuaire royal, Amos entre en conflit avec le prêtre Amasias. Ce dernier le rejette et l’envoie prophétiser ailleurs. Il ne faut pas déranger les règles établies.
Rien n’arrête Amos, dévoré du zèle de Dieu. Il n’a rien à perdre. Il n’est même pas prophète de métier. Il est seulement passionné de Dieu. Il a compris que Le Seigneur veut le bien du peuple. Ce qu’il a contemplé en Dieu, il en fait part sans ménagement au peuple dont il est solidaire.
Cela se passe à peu près 750 ans avant Jésus-Christ.
En 2012, les baptisés, sont, comme Amos, plantés dans le peuple. C’est là qu’ils prennent racine, travaillent, vivent leur solidarité. Ce qu’ils ont découvert de Dieu aussi bien dans leur oraison personnelle que dans les commentaires communautaires de la Parole ou l’écoute attentive de ceux et celle qui les entourent, les pousse à parler? quoi qu’il leur coûte.
La justice est une fleur d’amour. Dieu préfère son odeur à celle de l’encens.
4 juillet 2012
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