Aggée 1, 1-8

« Réfléchissez à votre situation ! Vos maisons sont confortables et ma propre maison est en ruine ! »

Au temps d’Agée, le prophète, le Temple de Jérusalem est en ruine.
Le Temple, signe de Dieu qui habite au milieu de son peuple.
Le Temple, lieu de l’Assemblée qui glorifie Dieu.
Le Temple, lieu de La prière, de l’offrande du pardon.

Depuis Jésus, « Le Temple, c’est le « Christ Ressuscité » et son « Corps réel », c’est-à-dire les baptisés, les « perpétuels re-nés ». Le Christ ressuscité demeure comme une source toujours neuve, toujours rafraîchissante, toujours féconde. Son « Corps réel » se détériore, s’use, se fige, n’est plus une fois pour toute Présence Significative. Il faut sans cesse le rebâtir, il est en perpétuelle construction. Il n’a jamais fini d’être immanent et transcendant.

Sa ruine est sa chance. Il est toujours le même s’il est toujours nouveau. Il est sans cesse à édifier dans le monde de ce temps, dans les cultures qui varient.

Les baptisés sont les ingénieurs et les architectes du Temple, Corps du Christ. Ils n’ont pas de plan. Ils inventent, ils suscitent, ils appellent, ils font signent, ils offrent, ils prient. Ensemble, ils vivent chaque jour ruine et édification, mort et résurrection.

Aggée

22 septembre 2011