Matthieu 20, 1-6

22 août 2012

Le diable aidant, la « comparaison » se transforme souvent en « jalousie ». Quand à la jalousie rampante, s’ajoutent la concurrence, le désir du pouvoir, l’amour de l’argent, la peur que l’autre me fasse de l’ombre, alors, c’est l’enfer.

21 août 2013

Ouvrier à temps plein exposés au soleil et fatigués par le poids du jour ou ouvriers de la dernière heure, nous sommes tous comblés au-delà de ce que nous avons pu imaginer. Tous les humains sont destinés à être des bénéficiaires de la bonté de Dieu. Pourquoi comparer, pourquoi jalouser, pourquoi crier à l’injustice, nous n’avons qu’un désir : que tous connaissent la joie d’être aimés autant qu’ils peuvent  accueillir de mansuétude. Nul ne peut être plus que Corps du Christ, c’est-à-dire baptisé !

20 août 2014

Le maître du domaine sort tout au long de la journée. Il est toujours en train de sortir. Il semble qu’il n’est qu’une préoccupation : « sortir pour embaucher ». Apparemment, Il embauche tous ceux qui sont là. Il ne trie pas. Tous sont compétents. A ses yeux, chacun à les qualités requises. L’important ne semble pas être la quantité de travail fourni, mais que tous travaillent à la vigne. Chacun aura le même salaire. Ce qui compte, c’est de mettre en valeur la vigne. Tous auront la même paye car  tous auront accepté de faire en sorte que la vigne produise son fruit. Sortir pour embaucher… Ce qui mérite un salaire maximum, c’est d’avoir accepté d’être embauché.

21 septembre 2014

Si le maître du domaine était resté chez lui à se lamenter : « Les raisins sont mûrs, mais je n’ai personne pour les ramasser », la vendange aurait pourri sur les ceps. Non, il est sorti au petit jour pour embaucher. Il a  trouvé quelques ouvriers. Il leur a proposé de travailler pour lui. Puis, dans la journée, il est encore « sorti » quatre fois. Chaque fois qu’il « sortait », il trouvait des personnes à embaucher. Sa vigne était grande comme l’infini et il l’aimait.  Elle avait besoin de tous les vendangeurs du monde et lui, le maître, avait le cœur si grand qu’il avait toujours quelqu’un à embaucher. Alors, il « sortait »…

19 août 2015

Ceux qui travaillent au Royaume de Dieu sont comblés parce qu’ils sont embauchés à cette heureuse mission. Chacun reçoit le plein salaire. Ils sont les intimes du Christ. Leur joie ? C’est que beaucoup ou tous les rejoignent et partagent leur bonheur. Ce n’est ni une question de mérite, ni une question de labeur. C’est une question de plénitude. Quand tous les invités jouissent du maximum de bonheur, qu’importe le reste. Il n’y plus de place pour la jalousie.

17 août 2016

Dans la Résurrection, le temps n’existera plus pour les humains. Il n’y aura plus de premiers et de derniers. Il n’y aura que des comblés pardonnés. La Résurrection donne plénitude à chaque personne. Tous sont égaux, au maximum de leur mystère personnel. Chacun se réjouira du bonheur des autres. Pas de jalousie, joie éternelle de constater que tous sont égaux en plein épanouissement. Diversité infinie des dons, heureuse communion des personnes totalement accomplies.

23 août 2017

Un humain « désœuvré » perd progressivement sa raison d’être. Si, d’une manière ou d’une autre, il ne fait rien pour autrui et ne concoure pas tant soit peu à un bien social, il se recroqueville sur lui-même, se flétrit, se dessèche et disparaît du monde des ‘vivants’. C’est ce qu’a compris le maître de la vigne. Alors, il embauche à toute heure, car il faut sauver l’homme du désœuvrement qui tue. Qu’importe le salaire, il faut d’abord sauver l’homme en le rendant solidaire par son œuvre avec tous et pour tous. Ensuite, on parlera justice. C’est important aussi, mais second.

24 septembre 2017

Le maître du domaine ne soumet pas des esclaves pour travailler à sa vigne. Avec eux, il conclut librement un accord. Ils partent pour travailler une journée. Tout le long du jour, le maître du chai embauche d’autres travailleurs. Ceux qui sont requis en début de soirée auront moins de peine que ceux qui sont là depuis le matin. Quand vint le moment de la paye, tous les travailleurs reçoivent autant. Certains récriminent. C’est pourtant simple à comprendre. Dans la Vigne de Dieu, ce n’est pas le temps qui compte, mais c’est la joie d’avoir répondu « présent » à l’appel du Seigneur et de s’être vraiment « engagé ». Ceux qui sont au travail depuis le matin sont heureux que les autres aient autant qu’eux.

22 août 2018

« Quand tout le monde est comblé, personne n’est lésé ». Tous les embauchés reçoivent ce qui est convenu, c’est-à-dire tout. Les invités aux noces éternelles, c’est-à-dire tous les humains, ressuscitent et vivent en plénitude un bonheur unique. En eux, pas de place pour la jalousie qui est accident terrestre. On pourrait dire que chacun dans sa personnalité transformée est heureux et rempli de la joie des autres. C’est peut-être ce que l’on appelle la félicité éternelle où il n’y aura ni premier, ni dernier.

21 août 2019

L’Incarnation du Christ signifie que Dieu est venu pour tous les humains, de toujours à toujours. Jésus a vécu à une période du temps mais son amour et son appel mystérieux vont du matin au soir de l’humanité. Pour Dieu, c’est toujours le moment des vendanges et, chaque ouvrier, consciencieux et laborieux, les premiers de l’éternel jadis comme les derniers du temps futur, reçoit tout autant. Il n’y pas de dernier et de premier ; tous sont invités à recevoir un salaire qui n’a pas de prix.

19 août 2020

La bonté est sans calcul. Disponible à ce qui lui semble juste et généreux, elle agit. Qu’importe ce que d’autres penseront, la simplicité la guide. Elle ne tient pas compte de ce qui pourrait s’apparenter à une sorte de jalousie. Pourquoi  ceux-ci et ceux-là reçoivent-ils plus que moi ? Pourquoi sont-ils comblés et pas moi ? La bonté puise dans le trésor secret de l’amour. Elle prend le risque d’imprimer dans le monde ce qui est strictement le propre de Dieu : ‘Lui  seul est bon’. Certains et certaines s’approchent de lui et, pour leur temps, inventent un chemin de bonté.

20 septembre 2020

« Ne me reproche pas ma bonté », dit Dieu, « dans mon cœur, il y a de la place pour les derniers embauchés. Ils apparaissent des « privilégiés » en témoignant de ma libéralité ». Jésus est un salaire maximum. Ceux et celles qui l’accueillent, les premiers comme les derniers, sont comblés. L’Évangile nous apprend que le Don de Dieu n’est jamais un petit peu. C’est nous qui comptons. Dieu est sans mesure, ni règle à calcul, quand on se laisse embaucher par Jésus pour participer avec joie à la fête des vendanges du monde.

18 août 2021

Celui qui reçoit tout, reçoit autant que l’autre. Chacun ne peut en recevoir davantage. Comme prévu, il est comblé. Dieu donne, Dieu se donne. En Jésus et par Lui, la vie trinitaire est offerte à tous les humains de tous les temps. Ce n’est pas une question d’horaire, mais de disponibilité : « Je suis libre, je réponds à ton offre. Je rejoins ceux et celles que tu as déjà embauchés avant moi ». Si certains maugréent, c’est qu’une pointe de jalousie les fait souffrir. Quand ils auront réfléchi, ils comprendront ce qu’est ta bonté sans limite ; elle ne calcule pas, elle s’offre.