Marc 9, 41-50

23 mai 2013

Chacun s’efforce de se bien connaître. Chacun sait ses grandeurs et ses petitesses. Chacun sait ses vaillances et ses faiblesses. Le baptisé qui veut vivre à l’intime du Christ et dans la délicatesse fraternelle avec ses proches dirige le mieux possible sa vie et utilise le mieux possible son tempérament pour s’épanouir dans la fréquentation du Ressuscité. Il se donne des priorités, se forge parfois des contraintes, pour demeurer fidèle à ce qu’il a librement choisi par amour de Jésus et de ses proches. Ainsi se construit une vie spirituelle.

27 février 2014

Dans une alternative, qu’est-ce qui vaut mieux ? Les humains sont appelés à « choisir ». C’est là, leur originalité et leur grandeur. Ils sont obligés de choisir après avoir visité en vérité le fond même de leur conscience. En eux, tout ne se vaut pas. Comme ils ne peuvent jamais tout, leur vie journalière les amène à privilégier ceci au lieu de cela. Parce qu’ils ont fléché leur chemin d’amour et de bonheur, ils renoncent à ce qui les entrave et  les empêche d’aller avec détermination dans le sens qu’il préfère. Le prix à payer de leur renoncement est toujours moins cher que la liberté précieuse qui les humanise.

19 mai 2016

Il nous faut sans cesse choisir selon ce qui est le meilleur pour nous, pour la société, pour la création entière. Il ne s’agit pas de se mutiler soi-même ou de se rétrécir à l’excès, mais de réfléchir, de discerner ce qui est le plus vrai et le plus juste, et de commencer à le faire quel qu’en soit le prix. C’est vraiment dans l’Esprit du Christ d’utiliser le sel que chacun porte en soi pour faire grandir la paix et la justice dans le monde.

23 février 2017

Demander chaque jour à l’Esprit Saint ce qu’il est bon de retrancher de nos vies pour être plus souples à la Parole du Seigneur. Nous avons tous tendance à encombrer nos consciences. Pour être frais et vrais, nous devons faire le ménage de notre conscience et, sans cesse, chasser la poussière qui aurait tôt fait de s’accumuler, de nous paralyser et de nous conduire à confondre nos habitudes pieuses avec la fidélité. Manier le sécateur, retrancher aussi bien le bois mort que les « gourmands » qui dévorent la sève et ne produisent rien, ne garder que ce qui est vivant et sera porteur de fruits (aussi bien pour nous que pour la multitude), doit se faire au moins une fois par an. Nos dialogues confiants avec un frère ou une sœur vigilants dans la foi sont indispensables pour maintenir en excellente forme la gestion de notre intimité.

24 mai 2018

« Repérer en soi ce qui nuit à notre « épanouissement ». Repérer en soi ce qui handicape le bien-être spirituel ou qui gène la marche selon l’Evangile ou qui encore amoindrit la bienfaisante solidarité avec ceux et celles du voisinage quotidien, est un exercice permanent. La lucidité sur soi ouvre un chantier, celui de la patience et de l’effort quotidien. Il s’agit d’être une pincée de bon sel qui fait ressortir le gout de vivre comme un serviteur heureux et de contribuer au bonheur des autres. Pour accomplir ce cheminement quotidien, la participation à une communauté de Parole et le dialogue suivi avec un ami ou une amie de l’Heureuse Nouvelle sont des atouts majeurs.