Marc 10, 1-12

24 mai 2013
La fidélité à la parole donnée, à la confiance accordée, à la fécondité choisie et partagée, engagent la liberté,. Ce n’est pas un caprice ou seulement une pulsion amoureuse. C’est un don et une offrande de soi-même qui se font après réflexion, mûrissement de la décision, partage avec des confidents, prière pour être le plus vrai possible devant Dieu et devant ses frères et sœurs humains. Ce choix est si important ou fondamental qu’il est dans le mariage une institution civile, parfois sacramentelle pour les chrétiens. Il peut y avoir des circonstances qui motivent des ruptures, mais il faut aussi se dire à soi-même que la fidélité s’entretient par la tendresse et le compromis amoureux.

28 février 2014
Le divorce d’un couple qui s’est institué par amour et qui a fait Alliance pour signifier devant tous que l’amour humain des baptisés trouve sa source dans la relation trinitaire est toujours un drame… Mais il faut bien comprendre que c’est aussi dans une « économie humaine », limitée et faillible, qu’un couple a célébré son union. Il se peut donc que le divorce soit presque une humble nécessité et l’expression de la faiblesse humaine. Les divorcés-remariés peuvent être, pourraient être, dans les communautés chrétiennes, les signes de l’amour tragique qui a besoin de la tendresse de Dieu pour trouver une splendeur dans une nouvelle union.

20 mai 2016
Depuis l’origine des humains, hommes et femmes, et de leurs amours, se posèrent de multiples questions et, entre autres, selon l’époque, celles de leur fidélité, de la procréation, de l’éducation des enfants. C’est sur le sujet de la fidélité que les pharisiens désirent piéger Jésus. Le Seigneur ne se dérobe pas, mais il reste prudent. Il renvoie à la loi mosaïque, à la conscience et à l’organisation sociale. Avec beaucoup de rigueur, l’Eglise catholique a institué le sacrement de mariage. Ce qui fut vrai pour des siècles de chrétienté doit-il évoluer ? La prière, l’humilité, le discernement, ouvriront sans doute des perspectives nouvelles.

24 février 2017
Toute exagération ou tout interdit entraine toujours en contrecoup un délabrement de la pensée et des mœurs. Tout ce qui n’est plus objet de paroles simples et de dialogues larges et vrais devient une sorte de bouillie sociale. Parce que, depuis au moins deux siècles, les baptisés confessants n’ont pas su suffisamment bien aborder la question de la relation homme-femme et une perspective juste et ajustée sur la sexualité en général, nous traversons une époque sans repère suffisant sur ce sujet pourtant essentiel. Que dire ? Que faire ? Tous les citoyens ont en ce domaine un rôle éducatif. Ce ne sont ni les lois, ni les dogmes, qui éclaireront la question, mais la simplicité des propos, de la parole donnée, nourris de la psychologie, de l’affectivité, de la philosophie et de la spiritualité sur la prospective sociale des futures décennies.

25 mai 2018
« Un choix d’amour pour faire un et traverser la vie ensemble ». Les pharisiens abordèrent Jésus pour l’interroger sur le mariage. Question délicate où tant de passions humaines se croisent et parfois se contredisent. Pour des baptisés, dans cette aventure humaine, foi et culture sont en dialogue. Une profonde question de vérité se forge dans la durée du temps. Ce n’est pas qu’un ‘coup de foudre’. Le mariage est un pacte, une promesse, un engagement réfléchi, mûri et offert. En principe, le mariage est un cadeau réciproque. Un don total signifiant une fidélité : « Je me donne à toi. Nous ferons vie commune jusqu’à la mort de l’un de nous deux. Notre fécondité ne se borne pas seulement à procréer des enfants, mais aussi à créer l’épanouissement de l’un et de l’autre ». De fait, un couple n’est pas toujours un mariage. Un mariage naît d’une décision libre qui engage la vie entière.