Marc 8, 35 – 9, 1

17 février 2012

Aller jusqu’au bout de la fidélité, de l’alliance, du partage, par amour, n’échappe jamais à la Croix. L’amour sur terre appelle toujours renoncement et libre compromis pour une solidarité toujours à construire.

21 février 2014

Peut-on avoir honte du Christ parce qu’il aime les pauvres, les pécheurs, les mal jugés par ceux et celles qui se prétendent justes ? Certainement pas. Mais, en fait, nous ne l’imitons guère. Il nous arrive parfois de préférer le brillant, le clinquant, le prestigieux… Faire de la place en soi à ceux et celles qui peinent, passer du temps avec eux, leur faire confiance, les aimer d’un amour dynamique, pour de vrai, comme Dieu les aime, voilà ce que le Christ nous a montré par sa pratique. Il agissait ainsi pour nous révéler la prédilection de Dieu qui se met au niveau des pauvres et non des dominateurs entortillés dans leur suffisance.

17 février 2017

Ce que Jésus va dire s’adresse aussi bien à la foule qu’à ses disciples. Si « quelqu’un » veut venir à ma suite, qu’il soit disciple ou non, il faut d’abord qu’il décide de rompre avec les petits côtés de sa personnalité qui l’empêchent de prendre sa pleine taille. Entrer dans la liberté qui épanouit, c’est rompre les liens qui rivent au passé. Il ne s’agit pas de nier son histoire, mais d’en partir comme d’un port d’attache pour cingler vers un avenir à inventer chaque jour. Pour un baptisé confessant, l’avenir n’est pas un parcours sans boussole, mais une aventure qui se construit chaque jour et avec la personne du Christ et avec le temps présent. Sauver sa vie, c’est oser naviguer vers une autre rive espérée.

21 février 2020

Suivre Jésus est une aventure joyeuse et risquée. Marcher avec le Ressuscité sur les chemins du 21ème siècle est une invention de chaque jour. Pour ce faire, pas de boussole ou de carte détaillée. Il suffit de vivre simplement sa vie ordinaire en en faisant une offrande et une fraternité. Les croix viendront bien assez vite. Il suffira de ne pas les fuir si elles sont un signe d’amour et de tendresse qui va jusqu’au bout de la fidélité. De plus, inutile de se goberger ou de se pousser du col : la modestie s’impose. Il suffit de mettre toutes ses ressources personnelles, grandes ou petites, au service de la réussite de tous. On appelait ça, de mon temps, la ‘promotion collective’.