20 septembre 2013
Luc ne le note pas, parce que, de son temps, ce n’était pas la coutume, mais les hommes et les femmes qui « accompagnaient » Jésus et traversaient avec lui les villes et les villages avaient tous été « guéris ». On ne peut pas, en effet, marcher avec Jésus sans avoir connu la joie de se lever et de s’unifier pour prendre l’initiative de conduire sa vie selon une libre volonté. Aujourd’hui encore (et ce sera toujours pareil), les hommes et les femmes qui « suivent » Jésus sont « guéris » de toute concurrence et jalousie au point qu’ils mettent en commun leurs ressources humaines différentes. Chacun et chacune sont inspirés par Jésus, leur « trésor » commun.
19 septembre 2014
Luc précise le nombre des apôtres qui suivaient Jésus. Il ajoute que « des » femmes qu’il avait rendues libres marchaient avec eux. Ces femmes étaient de toutes conditions. Elles participaient avec leurs ressources personnelles à la vie du « collège » qui suivait Jésus de village en village. « Ressource » ne signifie pas seulement argent mais toute la grâce, la force, la délicatesse et toute les qualités spirituelles de la nature féminine. C’est le genre humain dans son ensemble qui est appelé à marcher à la suite du Christ. C’est le vrai peuple, le genre humain tout entier, qui est appelé à faire « Corps » avec le Ressuscité.
18 septembre 2015
Les Douze marchaient avec Jésus. Ils allaient de villes en villages et proclamaient la « Bonne Nouvelle », c’est-à-dire le Christ : ‘ferment’ de Résurrection. Des femmes marchaient avec eux. Elles étaient nombreuses et de tout rang social. Elles aussi avaient sans doute « quitté » leur maison pour l’aventure messianique. Elles apportaient au groupe masculin toutes leur ressources féminines. Leur présence ouvrait le message évangélique à l’humanité entière.
16 septembre 2016
Les Douze accompagnaient Jésus, parcourant les villes et les villages. Des femmes marchaient avec eux. Selon Luc, ce qui les caractérisent, c’est qu’elles avaient été guéries de maladies et d’esprits impurs. Culture de l’époque : il fallait qu’elles soient guéries pour marcher avec le Christ, pour servir en puisant dans leurs ressources féminines et pas seulement pécuniaires ! Foi et culture sont toujours liées. Il est alors grand temps qu’au 21ème siècle, la foi s’actualise dans d’autres formes de pensées et d’actions.
22 septembre 2017
Des femmes accompagnaient Jésus qui allait de village en village pour proclamer et annoncer la Bonne nouvelle. L’Evangile a retenu les noms de quelques-unes rendues célèbres par leur situation dans la société ou par leur conversion totale. Mais il y en avait beaucoup d’autres. On ne cite pas Marie de Nazareth, la mère de Jésus. Elle était pourtant montée à Jérusalem, elle aussi, pour se tenir au pied de la Croix, mais elle était discrète. Humble, elle parlait peu et on en parlait peu. Ce grand nombre de femmes, que faisaient-elles ? Elles mettaient, sans doute, tout ce qu’elles étaient, possédaient et savaient faire, au service réaliste de la mission qui n’existe d’une manière ou d’une autre qu’au masculin et féminin.
20 septembre 2019
Jésus traversait les villages. Il annonçait la Bonne Nouvelle. Il marchait avec les Douze et un groupe de femmes. Tous, masculins ou féminins, marchaient avec lui. Ce n’étaient pas tous des parfaits. Ils étaient pécheurs. Mais ils marchaient avec lui et apprenaient à le connaître à longueur de journée. Comme ils étaient dans la vie, ils partageaient leurs ressources humaines. Beaucoup ou peu, ils mettaient en commun leurs biens et leur savoir faire.
18 septembre 2020
« Des femmes accompagnaient Jésus ». Elles ne sont pas comme les apôtres : elles ne ‘suivent’ pas Jésus. Elles ne sont pas appelées. Tout se passe comme si elles avaient, elles-mêmes, choisi de marcher avec lui. Leur intuition les guide ; de tout cœur, elles l’accompagnent et mettent toutes ‘leurs ressources’ à sa disposition pour accomplir la mission. Elles n’ont aucune ambition. On pourrait peut-être dire que ce sont elles qui ont trouvé le chemin pour le rejoindre et partager tout ce qui fait sa vie quotidienne, ses souffrances et sa gloire. Elles disent discrètement leur fidélité propre.
17 septembre 2021
Jeanne, femme de l’intendant d’Hérode ! Elle était certainement associée par son mari à gérer les « biens » royaux. Comment a-t-elle pu se retrouver avec les femmes qui suivaient Jésus et l’aidaient de leurs ressources ? Que l’évangile de Luc leur réserve quelques versets ne nous éclaire pas beaucoup. Mais elles étaient là et partageaient non seulement leurs ressources, mais aussi la spécificité discrète de leur « féminité ». Le message du Christ s’adresse à l’humanité entière, masculine et féminine.
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Luc 8, 4-15