Luc 9, 46-50

30 septembre 2013

Il me semble impossible, sans la grâce de Dieu, d’éviter le désir subtil de supplanter les autres et de posséder un pouvoir plus ou moins caché sur eux. La concurrence est souvent plus forte que l’amour véritable et le désir de servir pauvrement. Des lambeaux de jalousie s’accrochent trop facilement dans les cœurs les plus généreux. Les disciples qui marchaient avec le Christ n’étaient exempts de cette sorte de « virus ». Jésus les aimait quand même, les mettait en garde pour qu’ils s’en rendent compte et se convertissent.

28 septembre 2015

Le plus petit n’est pas celui qui se rabaisse et nie les dons de Dieu qu’il a reçu gratuitement pour le bien de tous. Le plus petit, c’est celui qui vit ce qu’il est et met en valeur pour les autres ce qu’il acquiert par son labeur fraternel. Le peu ou le beaucoup n’a pas beaucoup d’importance. L’essentiel est de tenir sa partition et de chanter la gloire de Dieu en offrant ce que l’on devient chaque jour.

26 septembre 2016

La vie sociale pour être agréable à tous, efficace dans l’entraide et servante du bien commun, a besoin de responsable. La responsabilité n’est ni une grandeur, ni un honneur, mais un humble service. Celui ou celle qui accepte la responsabilité que d’autres lui délèguent n’accueille cette charge que par pauvreté devant Dieu. Il ne l’assume que pour l’épanouissement de ceux et de celles qui lui font confiance pour un mieux-être. Sa joie est d’être comptable du bonheur des autres. Il garde l’esprit de l’enfant qui, simplement, est heureux lorsque son entourage est heureux.

1er octobre 2018

« L’esprit d’enfance ». Un enfant ne s’épanouit bien que s’il peut se réfugier dans la tendresse de quelqu’un en qui il a entière confiance. Pour s’élever, il est simple, sans détour, sans projet. Il aime et se laisse aimer. Ce qui est vrai du ‘petit’ enfant l’est aussi de l’adulte, homme ou femme, qui désire accueillir tendresse et don total de Dieu en Jésus le Christ qui s’approche de lui et se laisse approcher.

30 septembre 2019

Il semble que les « 12 » soient enkystés dans leurs privilèg es.Jésus leur rappelle qu’ils n’ont pas le droit exclusif de la chasse au démon ! Tous ceux qui concourent à la libération des humains collaborent avec eux pour la liberté. Il ne s’agit pas de les rejeter, mais de se réjouir de leurs pratiques. C’est d’ailleurs un lieu de dialogue avec eux sur le fond de la vie laïque. Un bienfaiteur de l’humanité n’est jamais un ennemi, mais toujours un ami.

28 septembre 2020

Les opinions sont partagées, les méthodes différentes, les comportements laissent apparaître une certaine hostilité. L’important est que le bien se fasse. Qu’importe les divergences des leaders politiques, sociaux, religieux, l’essentiel est que les humains et les institutions promeuvent des chemins de Liberté, de Vérité, de Justice, de Respect, de Tolérance. Il y a certainement plusieurs voies possibles. Chacun peut préférer celle-ci ou celle-là. Agissons tous d’une manière telle que tout converge vers l’épanouissement de la création, des individus, des institutions ! La laïcité n’est pas un conflit, mais une entente, un bien précieux.

27 septembre 2021

Jésus, par sa vie et son offrande, nous ouvre à la liberté : grandeur et épanouissement de l’humain. Toute tyrannie est un naufrage de la promotion humaine. Tous ceux et celles qui œuvrent dans ce sens sont une joie pour le Christ. Quiconque promeut sur terre cette dynamique, en y mettant tout son cœur, nous dit Jésus, Dieu fait Homme. Il le rejoint, même s’il ne le connaît pas et ne se réfère pas à sa mission. A mon sens, les deux versets 49-50 évoquent la laïcité, force des démocraties.