28 septembre 2013
Les disciples sont interloqués. Ils comprennent qu’ils n’ont pas compris, mais ils redoutent sans doute de comprendre. Jusqu’où Jésus va-t-il les entraîner ? Tout leur semble démesuré. Ils refusent d’en savoir plus. Ils n’interrogent pas celui qui marche avec eux et qu’ils suivent tant bien que mal. Beaucoup de baptisés n’osent pas non plus s’affronter au secret d’amour de l’Incarnation. Ils s’arrêtent aux simples pratiques des rites et ne vont pas jusqu’à l’oraison désarmée qui achemine vers le mystère bouleversant du Christ.
27 septembre 2014
Que Jésus, Fils de Dieu, Dieu en personne, soit « livré » aux mains des hommes ne peut se comprendre que par la bonté de Dieu qui a tellement aimé l’humanité qu’il en a, sans tricherie, pris la nature. Du coup, le temps, l’espace, les sentiments, les péchés et leur pardon, les amours conjugales, parentales, amicales, toutes les approximations, deviennent des tremplins de Résurrection et des chemins d’éternité. La Bonne Nouvelle, c’est que tous les humains portent en eux un germe d’éternité.
26 septembre 2015
Luc nous dit que les apôtres avaient peur d’interroger Jésus. Pourquoi ? Parce que, peut-être, ils avaient peur de comprendre ce que le Seigneur leur annonçait. Ils redoutaient que leur notion du Messie soit bouleversée et qu’ils soient invités à suivre Jésus qu’ils aimaient et admiraient dans sa démarche de fidélité à la Mission d’amour confiée par Son Père. Ils appréhendaient peut-être d’avoir déjà trop bien compris !
24 septembre 2016
Ouvrir les oreilles à la Parole de Dieu, prêter attention et noter les messages que le Seigneur nous fait parvenir par les personnes que nous rencontrons ou les événements que nous vivons, traiter avec intelligence et cœur ce que nous avons entendu, mobiliser notre volonté pour traduire en actions ce que nous avons perçu… voilà ce que le verbe de Vie nous demande chaque jour. Alors son Esprit nous habitera. Il nous délivrera de la peur et nous encouragera à ouvrir un Chemin de liberté en nous et dans le monde.
30 septembre 2017
Les apôtres pensaient comme les gens de leur époque. Leurs schémas historiques n’étaient pas différents de leurs contemporains. Jésus avaient beau leur expliquer l’élan de la « nouvelle Alliance », ils ne comprenaient rien ou presque rien. Seule la Résurrection a fait prendre corps au message du Christ : Dieu compagnon des chemins terrestres. Alors, les disciples se sont souvenus des phrases du Verbe. Ils ont cru en dépassant leur doute que Dieu, en Jésus, les avait ‘réellement’ aimés, sauvés. L’Esprit les a intérieurement éclairés. Il est grand le mystère de la foi.
28 septembre 2019
« Livré aux mains des hommes ». Les disciples ne comprenaient pas ces paroles de Jésus, mais ils pressentaient qu’elles n’étaient pas de bonne augure. Ils avaient peur de regarder en face l’avenir. Actuellement, tout se passait si bien. Les foules jubilaient. Ils n’avaient pas saisi que Jésus dérangeait la religion ambiante et que les grands prêtres, les scribes et les pharisiens, préparaient son élimination. La profondeur de l’offrande de Jésus leur échappait, comme le fait qu’il était prêt à aller jusqu’au bout de son amour, fût-il tragique.
26 septembre 2020
Je pense que beaucoup d’hommes et de femmes ont peur de savoir, peur de connaître la Vérité, peur de s’affronter à l’inéluctable, peur d’un avenir dont ils n’ont pas les clefs. L’incertain effraye. Le seul remède à l’angoisse est la confiance : pacte entre humains que l’on sait fidèles et fragiles, confiance de la foi qui n’est pourtant pas à l’abri d’un effondrement. Dans le fond, toute vie humaine est tragique. La confiance et la foi sont là pour nous soutenir et trouver le « Passage » au cœur de l’incertitude.
25 septembre 2021
Vraisemblablement, les disciples ont peur de savoir l’avenir. Jésus a beau leur dire que « le Fils de l’Homme va être livré aux mains des hommes », ils n’entendent pas et n’osent pas davantage interroger pour mieux comprendre. Craignent-ils d’apprendre que celui qu’ils ont suivi n’est pas le messie triomphant des occupants romains ? Préfèrent-ils rester dans le flou pour n’avoir pas se préparer à la place modeste du serviteur, à l’opposé de la place d’honneur dont ils ont rêvé ?
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