6 juin 2017
Ainsi Luc, peut-être parce que sa formation le préparait à l’observation, part pour établir la généalogie de Jésus de l’hypothèse de la paternité de Joseph et remonte jusqu’à Dieu. Matthieu procède autrement. Ce qui est certain, c’est que les deux évangélistes veulent nous faire comprendre que Jésus est à la fois Dieu et Homme. Son incarnation sans rien ôter de sa divinité le situe dans le parcours historique de l’humanité. Il est toujours de maintenant dans le temps et toujours de l’éternité, sans début ni fin. Cette contradiction plaide pour nous faire entrevoir le mystère de l’homme et l’ambiguïté de sa nature.
6 juin 2018
« Quand il commença ». Quand Jésus quitta Nazareth, enseigna, se fit connaître, il avait environ trente ans. Il « commença » sa vie publique. Il débute, c’est-à-dire qu’il se confronte au temps. A cette date, ‘on pensait’ qu’il était fils de Joseph. Puis, toute la généalogie s’égrène et traverse l’histoire. Luc veut sans doute nous faire comprendre que la filiation humaine de Jésus est compatible avec sa filiation divine. Ainsi l’évangéliste veut nous introduire au mystère de l’Incarnation. Il souligne sa double filiation, celle des humains, celle de Dieu. Mais Jésus est unique, héritier d’un peuple et d’une culture, et en même temps Dieu trinitaire incarné.
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Luc 3, 15-22