Luc 4, 38-44

5 septembre 2012

Guérir, se lever, servir : trois verbes qui ne concernent pas seulement les « malades » mais chacun de nous en « bonne santé ». Guérir est toujours un préalable pour pouvoir prendre la décision de se lever, de servir et de la mettre en œuvre sur le terrain. Nul ne peut s’improviser « serviteur » parmi les baptisés s’il n’est pas « guéri » par la foi active qui unit au Christ « serviteur ».

4 septembre 2013

Pour vivre à plein le mystère humain, tout homme ou toute femme a besoin d’entrer dans la lutte constante de la guérison. Pour vivre normalement dans la normalité journalière, tout humain pour rester dans sa meilleure forme choisi la démarche de guérir. D’une certaine manière, la guérison n’est pas liée à la maladie ou au malaise social mais à l’être humain qui vit en société. Un animal vit ou survit s’il échappe à la mort, un être humain est obligé de « guérir » chaque jour s’il veut accomplir à plein sa mission individuelle et sociétale. « Guérir » est peut-être le grand mystère de l’homme sain. L’Evangile semble le dire.

3 septembre 2014

Jésus est venu nous « guérir » de tout ce qui nous empêche de bien accueillir et de bien servir ceux et celles qui entre chez nous, dans notre ‘maison’ ou notre « voisinage relationnel ». Si nous l’implorons, il nous tarabuste pour arracher de nos cœurs les contradictions qui polluent notre baptême. En effet c’est dans la « relation trinitaire » : différence – amour – accueil – unité, que nous avons été baptisés. C’est en elle que se trouve le fondement de notre foi et de notre service des ‘différentes personnes’ qui sont nos hôtes.

2 février 2015

Tous ceux qui avaient des malades se dérangeaient et les conduisaient à Jésus. Ce dernier prend en considération tous ceux et celles qui sont conduits vers lui ,mais il impose les mains à chacun. Chacun a besoin d’être guéri car il ne vit pas sa maladie comme un autre malade qui est atteint de la même pathologie. Chacun est singulier et a besoin d’être aimé pour vraiment guérir. Jésus les aime tous et prend soin de chaque personne.

31 août 2016

Les foules cherchaient Jésus, sans doute comme on cherche un bon médecin compétent et plein de délicatesse. Pourquoi pas ! Mais ce n’est pas suffisant, même si l’on admet que les souffrants n’ont qu’un désir : guérir pour être disponibles et inventer une vie nouvelle. Où est ce merveilleux thérapeute ? Il se cache pour être seul dans un endroit désert. Mais les malades guéris par l’imposition des mains le retrouvent non pas pour lui dire merci et répandre sa réputation pour qu’un grand nombre en profite, mais pour le garder avec eux, sans doute par mesure de sécurité. Jésus les quitte. Il est à tout le monde !

6 septembre 2017

Jésus est une aubaine pour les foules. Sa présence les guérit et les libère. En contre partie, il ne demande rien, ni adhésion, ni considération. Il est là pour servir et il se cache pour prier. Nul ne peut le confisquer. Il est l’Envoyé à la population entière. Il parcourt les villages pour faire connaître la Bonne Nouvelle. Fidèle à sa mission, il l’accomplit, il va.

5 septembre 2018

« Des démons criaient en sortant des possédés : « C’est toi le Fils de Dieu ». Qu’est-ce que l’évangéliste Luc veut nous faire comprendre dans sa relecture des événements de Capharnaüm ? Je risque une interprétation. Il n’y a pas de pires démons que des êtres extra-lucides et intelligents qui se servent de leur clairvoyance pour posséder et aliéner des humains. Quand lucidité et intelligence ne servent qu’à priver de liberté les pauvres, ils ne sont que des suppôts de Satan. Les talents les plus fins et les plus grands, sans bonté, ni amour, ne servent qu’à asservir autrui au lieu de le servir et de le promouvoir. Dans la foi, il est excellent de s’interroger sur ce point.

2 septembre 2020

La belle-mère de Pierre est malade, une forte fièvre la cloue au lit. On demande à Jésus de « faire quelque chose pour elle ». Jésus se penche sur elle, menace la fièvre et la fièvre quitte la femme qui se lève aussitôt pour « servir ». Cette guérison est presque une parabole que comprennent les habitants d’alentour qui, jusqu’au coucher du soleil, amènent des malades à Jésus; discrètement. Il impose les mains à chacun et les guérit de tous leurs maux. Inutile de faire du battage ; le silence est d’abord une reconnaissance puis une remise en route pour « servir».

1er septembre 2021

Quelle audace de proclamer l’Évangile dans les synagogues du pays des Juifs ! Oui, Jésus a été envoyé pour dire la Bonne nouvelle qu’il était lui-même et ce n’est pas aux démons de le faire. S’il ne s’agissait que de ‘dire’, passe encore, mais proclamer, révéler, n’est pas seule affaire de discours, c’est une action pour montrer, pour réaliser à portée d’yeux, d’oreilles, de cœur, d’intelligence, la tendresse de Dieu pour l’humanité. Et, ça, les démons ne peuvent pas le faire, car la « conversion » au Christ est le seul chemin pour accueillir vérité et bonté.